Le RevPAR est devenu le réflexe de tous les hôteliers. C’est une bonne chose — mais il a un angle mort qui peut coûter cher : il ignore complètement vos coûts. Un RevPAR qui grimpe peut parfaitement accompagner une rentabilité qui s’effondre. L’indicateur qui corrige ce défaut existe, et presque personne ne le suit : le GOPPAR.
Ce que le RevPAR ne voit pas
Imaginez deux mois identiques en RevPAR. Le premier, vos réservations viennent surtout du direct : peu de commissions, marge préservée. Le second, elles viennent des OTA à 22 % de commission : même chiffre d’affaires par chambre, mais bien moins d’argent dans la caisse. Le RevPAR affiche le même chiffre. Votre banquier, lui, voit la différence.
Le RevPAR mesure la performance commerciale. Il ne dit rien de la performance économique.
Ce que mesure le GOPPAR
Le GOPPAR — profit brut d’exploitation par chambre disponible — intègre les coûts. Il rapporte votre résultat brut d’exploitation, pas votre chiffre d’affaires, au nombre de chambres disponibles. C’est le seul indicateur qui aligne le revenue management et la rentabilité réelle.
Concrètement : si votre RevPAR monte pendant que votre GOPPAR stagne ou baisse, vous êtes en train de faire de la croissance non rentable. Vous vendez plus, vous gagnez moins. Aucun autre indicateur ne révèle ce piège aussi clairement.
Pourquoi si peu d’hôteliers le suivent
Parce qu’il est plus difficile à calculer : il faut connaître ses coûts d’exploitation, ce qui suppose une comptabilité analytique minimale. Le RevPAR se lit dans le PMS ; le GOPPAR demande de croiser revenus et charges.
C’est précisément ce qui en fait un avantage. L’indicateur que peu de gens suivent est souvent celui qui distingue ceux qui pilotent de ceux qui subissent.
Commencez simple : suivez votre RevPAR au quotidien, mais calculez votre GOPPAR chaque mois. L’écart entre les deux raconte l’histoire que vos autres chiffres taisent.
Reconstituer vos vrais indicateurs de rentabilité fait partie de notre accompagnement consulting.